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Les
tourbières
Le Parc du Pilat recèle quelques tourbières sur les hauts plateaux.
Peu nombreuses et de petites tailles, les tourbières du Parc
du Pilat ont été recensées et sont en voie de protection.
Deux d’entre elles ont déjà fait l’objet de soins attentifs et d’aménagements.
La plus grande se situe à Gimel près du lieu dit la Croix de Caille.
Les tourbières surplombent les prairies humides qui occupent les
fonds de vallée. Elles résultent de la colonisation d’un lac
ou d’une pièce d’eau par une végétation spécifique, que les
conditions climatiques difficiles et les sols détrempés empêcheront
de se décomposer. Ainsi se forme la tourbe, comblant peu à peu la
dépression. Les débris de végétaux s’y accumulent, surtout les sphaignes
qui représentent la plus grosse partie de ces végétaux. La sphaigne
est une variété de mousse qui a la particularité de se gorger
d’eau à la manière d’une véritable éponge. Faibles températures,
gelées fréquentes, sol pauvre en éléments nutritifs, sont les principales
caractéristiques des sites où se forment les tourbières. Une faune
et une flore spécifiques s’y développent.
La tourbière de Gimel est particulièrement intéressante par
les aménagements touristiques qui y ont été effectués : les
promeneurs parcourent sur des passerelles de bois l’ensemble
du circuit où des panneaux informatifs, répartis le long
du parcours, apportent aux visiteurs les explications indispensables
pour comprendre et protéger ces milieux précieux.
(Texte extrait du Guide du Pilat édité
par les Guides Gallimard 5 rue Sébastien Bottin 75007 Paris)
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